Archive For The “Préparation du voyage” Toutes les catégories:

Voyage et écologie, ça marche ?

Etre écolo et voyageurs, incompatibles ? Non, si on applique quelques petits gestes pour faire de son séjour, un voyage écologique.

Nous souhaitons faire un blog d’échanges et cet article nous semblait important à écrire. En effet, nous voulons rendre notre voyage le plus respectueux possible. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous pensons qu’appliquer quelques petits gestes quotidiens dans un voyage est autant possible que dans la vie de tous les jours.

Tout d’abord, durant les préparatifs…

Nous utilisons depuis plus d’un an un moteur de recherche alternatif, Lilo. Celui-ci permet de collecter des gouttes d’eau et de les redistribuer à des projets (associations, journaux alternatifs, …). Et oui, l’air de rien, faire des recherches sur Internet a un impact environnemental non négligeable, alors autant rendre cette action la plus positive possible.

Nous avons aussi fait le choix de nous procurer de l’équipement écologique et des accessoires éco-responsables. En effet, l’industrie textile outdoor génère de nombreuses pollutions et utilise des composés chimiques qui se révèlent perturbateurs endocriniens. Il existe maintenant de nombreuses entreprises qui s’engagent pour l’Homme, les animaux et l’environnement et plusieurs certifications et sigles existent pour se repérer.

Nous emmenons avec nous une gourde thermos de 500mL et deux poches à eau de 2L chacune. Nous avons aussi fait le choix d’investir dans un filtre à eau afin de ne plus consommer de bouteilles en plastiques. A raison de deux bouteilles d’1,5 L par jour pour deux (au minimum) pour deux ans de voyage, on vous laisse faire le calcul du nombre de bouteilles économisées !

Filtre en céramique permettant de filtrer jusqu’à 7 000 L d’eau !

Nous arrêtons également d’utiliser les cotons tiges, les mouchoirs en papier, les tampons (voir notre article sur la trousse de voyage écolo).

Nous privilégions les produits biodégradables ou fait-maison. Ne vous inquiétez pas, c’est beaucoup plus simple qu’on peut l’imaginer et personnalisable à l’infini !

Ensuite, durant le voyage…

On opte pour des transports doux et on limite les trajets en avion. Certes l’avion fait gagner un temps fou, mais le décollage et l’atterrissage dégagent une grosse quantité de CO2, alors autant privilégier les vols directs.

Dans la vie de tous les jours, on essaye de manger local et de saison, ainsi que de réduire sa consommation de viande (avoir une végétarienne dans le couple, ça aide 😉 ! ).

En faisant les courses on refuse les sacs en plastiques et on choisit les aliments avec le moins d’emballage et dans l’idéal en vrac, même si ça n’est pas toujours facile. En Nouvelle-Zélande, la notion de vrac est toute particulière. J’ai réussi a trouver un magasin qui se disait « vrac » sur Auckland. En entrant, je déchante, tout est déjà pré-emballé dans du plastique…

 

Consommer local, ça passe aussi par le choix des restaurants (pas de chaînes), des hôtels, ou encore de souvenirs locaux : on oublie ceux estampillés “made in China” (sauf si vous êtes en Chine !).

On garde avec soi, des petits couverts pour les en-cas imprévus et on refuse les pailles au resto.

Couverts en bois
Tupperware
Eponge
Serviettes de table (chutes de tissu)
Gourde thermos

 

Ça n’est pas très glamour, mais ramasser quelques déchets en vadrouille améliore l’état de la nature.

Pas toujours évident, mais recyclage et voyage ne sont pas nécessairement incompatibles. En Nouvelle-Zélande, même en rando, nous avons recyclé nos déchets.

Un peu comme à la maison, on fait attention aux consommations en électricité, en eau et si on peut on emmène un chargeur solaire.

Si vous avez d’autres idées pour rendre un voyage écologique, laissez un commentaire, nous sommes preneurs de bons conseils !

Nos valises remplies avec notre équipement “Made in maison”

Comme vous l’aurez deviné dans l’article Faire une trousse de voyage écologique, nous aimons le “made in maison” (fabriqué maison). 

Nous avons commencé avec les produits d’hygiène, cosmétique, mais le défi n’était pas suffisant. Le dernier en date ? La couture ! Oui oui, vous avez bien lu ! Alors certes, cela demande du temps et de la patience mais les avantages tel que le choix des produits, le prix ou encore le plaisir de réaliser ses affaires, ont fait pencher la balance pour le made in maison.

Pour vous situer comment nous est venue l’idée, retournons en Nouvelle-Zélande. Là-bas, nous y avons découvert la laine de mérinos.

 

Il est trop mignon !

Cette race de mouton originaire d’Australie a parfaitement trouvé sa place en Nouvelle-Zélande grâce à son adaptation aux conditions climatiques difficiles. Chaque produit issu de cette laine est très recherché car il possédera de nombreuses qualités :

  • Tient au frais par temps chaud et au chaud par temps froid 
  • Antibactérienne, donc peu d’odeurs 
  • Fibre naturelle
  • Bonne évacuation de la transpiration
  • Séchage assez rapide
  • Bon rapport isolation/poids
  • Isole du froid même mouillée
  • Ne démange pas

Vous l’aurez compris, il n’y a que des avantages ! Enfin, comme tout produit exceptionnel, de plus en plus d’entreprises se lancent dans la production, la demande augmente, l’élevage s’intensifie et les dérives sont de plus en plus courantes.

Pourquoi ça craint d’acheter du mérinos n’importe où : Le mouton mérinos est gros et possède de nombreux plis de peaux, dans lesquels, malheureusement, une mouche s’y sent parfaitement bien. Pour éviter la ponte de ces mouches sous la peau des moutons, des éleveurs coupent des lambeaux de peau, à vif, sur le derrière des agneaux (technique du mulesing). Élevés en Australie, les moutons sont ensuite entassés dans des bateaux à destination de pays d’Asie ou du Moyen-Orient où la condition animale, les conditions de travail et la préoccupation environnementale sont loin d’être des priorités.

Heureusement des entreprises s’engagent pour le respect des moutons, des éleveurs et de l’environnement. Si vous voulez un fabricant qui fait parti des bons élèves : Icebreaker, eux c’est du made in Nouvelle Zélande. Il faut juste y mettre le prix…

C’est à ce moment-là que la couture entre en jeu ! Plusieurs boutiques proposent de la laine de mérinos au mètre sur Auckland. En cherchant un peu, nous avons découvert où nous fournir en laine provenant de petites fermes néo-zélandaises, où les moutons sont élevés en plein air et où le mulesing n’est pas pratiqué. Ça encourage. Alors c’est parti !

 

 

Après plusieurs heures de recherches de leçons de couture, de machine à coudre, de patron et de nombreuses heures de confection, nous avons maintenant pour nous habiller :

  • Lorène :
    • 2 t-shirts manches courtes
    • 1 t-shirt manches longues
    • 3 boxers
  • Ben :
    • 1 t-shirt manche courtes
    • 1 polo manches courtes
    • 4 boxers

 

La preuve que la couture made in maison c’est pour tous les niveaux, Ben lui s’est lancé dans la confection d’un drap de sac de couchage en laine de mérinos.

2 en 1 : drap de duvet et ceinture de chasteté

2 en 1 : drap de duvet et ceinture de chasteté

Avec un si bon départ, pourquoi ne pas réaliser une chemise pour Ben puis une jupe transformable pour moi. Pour la chemise, nous avons trouvé un tissu composé majoritairement de fibre d’eucalyptus, en fibre végétale, donc, naturellement antibactérienne et à séchage rapide. La jupe sera réalisée à partir d’un tissus en fibre de lin, légère et qui séchera rapidement. Une merveille quand il s’agit de limiter le nombre de tenus à emporter avec soit.

 

 

J’ai également récupéré une polaire trouée (merci maman) pour coudre une petite housse d’ordinateur portable. Oui oui, les vacances ont été reposantes !

Et pour finir, j’ai réutilisé les chutes pour éliminer les pertes. C’est parti, je confectionne un sac en bandoulière, trois petits pochons pour les achats en vrac ou de fruits et légumes, des housses brosse à dents et une housse de téléphone.

Puis entre deux confections coutures, pour occuper nos trajets en train autour de la France, je suis retournée au tricot pour préparer une éponge tawashi lavable, parfaite pour notre voyage à venir !

Et voici l’intégralité de notre “made in maison”, les sacs sont remplis, le départ approche.

Faire une trousse de voyage écologique

Lorsqu’on voyage, ce qu’on emmène dans sa trousse de toilette est super important. D’autant plus quand on décide de voyager écologique et léger !

Nous  avons commencé à tester depuis quelques années des huiles essentielles et sommes devenus adeptes de ces remèdes naturels et aujourd’hui nous essayons de limitons au maximum notre consommation de médicaments « classiques ». Voici donc, ce que nous avons décidé d’emmener avec nous et surtout pourquoi.

 

Attention cependant, l’utilisation que nous faisons de ces produits est personnelle et peut ne pas être applicable par tous dans tous les cas. Il est important de vous renseigner, notamment avant d’utiliser des huiles essentielles.

Qu’est-ce que nous avons dans notre trousse de toilette ?

Dans notre trousse de toilette, nous emmenons des produits biodégradables ou fait-maison.

  • Un savon multifonction, respectueux et doux tel que le savon de Marseille ou d’Alep (attention les vrais, pas des imitations !) ou le savon du Docteur Bronner. Ces savons sont fabriqués à partir d’éléments naturels (l’huile végétale étant l’ingrédient majoritaire). Un seul pain de savon permet de remplacer le gel douche, le shampoing, le déodorant et de temps à autre, le dentifrice. Oui, on a testé. Non, ça ne fait pas des bulles.
  • Une brosse à dents en bois. Nous les avons testées et adoptées en Nouvelle-Zélande. Les nôtres ont un manche en bambou et des poils en nylon recyclé, elles sont même compostables.
  • J’utilise depuis quelque temps maintenant un peigne en bois. Le peigne prend bien évidemment moins de place dans la trousse de toilette qu’une brosse à cheveux. En outre, le bois est beaucoup plus doux pour les cheveux et permet de limiter l’effet électrostatique dû au brossage.
  • Nous venons de faire l’acquisition de cotons tiges réutilisables, Oriculi. Ce petit objet en bois permet de se passer de coton-tige et ça, c’est quand même bien meilleur pour l’environnement (et nos finances). Comptez le nombre de coton tige que vous jetez à la poubelle chaque année, c’est effarant !
  • Nous prenons un petit gant de toilette chacun. Lors de notre voyage en Nouvelle-Zélande, nous avons réalisé leur grande utilité lorsque nous avions besoin de faire une toilette rapide dans une bassine non équipée de pommeau de douche.
  • C’est aussi en Nouvelle-Zélande que nous avions commencé à utiliser une crème hydratante multifonction. Conquis par cette crème, nous nous en sommes inspirés afin d’en confectionner une maison. Cinq ingrédients plus tard et après une manipulation ultra simple, nous voilà en possession d‘une crème hydratante, nourrissante, cicatrisante, soulageant les démangeaisons, les piqûres d’insectes, les irritations, les coups de soleil, bref, parfait comme tout en un !
  • Nous emportons aussi avec nous un peu d’huile de noix de coco. Parfaite pour une hydratation intense, elle est également apaisante, antibactérienne et peut donc servir de dentifrice aussi !

Edit d’après-départ : Finalement nous avons laissée l’huile de noix de coco à la maison pour diminuer la taille de notre trousse de toilette.

  • Une bonne crème solaire est primordiale, surtout lorsqu’on est roux 😉 Nous emmenons donc une crème solaire biologique avec un filtre naturel (par opposition au filtre chimique de la majorité des crèmes solaires sur le marché qui sont nocives pour l’environnement et suspectées nocives pour le porteur). Elle est donc écologique et saine ! J’ai trouvé dernièrement des recettes pour en fabriquer, mais je préférerai faire un test avant de l’emmener en voyage. Affaire à suivre donc.

Edit d’après-départ : Finalement, j’ai testé la crème solaire maison. C’est ultra rapide à faire, la texture est légèrement mousseuse. La crème est en outre hydratante et s’applique facilement en ne laissant pas d’effet blanc sur la peau.

  • Depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous fabriquons notre dentifrice maison à base d’argile blanche notamment. Il existe maintenant de nombreuses recettes pour obtenir un dentifrice en poudre ou en pâte et adaptable à chacun. De notre côté, nous optons pour la poudre qui a une meilleure conservation.
  • Un peu redondant avec la crème hydratante, nous avons choisi d’emmener un baume à lèvres. Pareil, nous aurions pu le fabriquer, mais il nous restait un baume bio dans un petit format, parfait pour emmener partout.

Edit d’après-départ : Finalement le baume a été terminé avant le départ. Je me suis donc inspirée de la recette de la crème hydratante citée précédemment pour remplir le pot.

Et pour finir ce paragraphe, nous avons chacun deux-trois mouchoirs en tissu. Ils font peut-être vieux jeu, mais honnêtement, nous ne reviendrons pas en arrière. Ils sont lavables et vu leur épaisseur, ils n’ont aucun souci à sécher en quelques heures. Il faut aussi préciser qu’ils sont beaucoup plus doux pour la peau. Nous avons tous connu le nez rouge et irrité lors d’un rhume, non ? Avec des mouchoirs en tissu, aucun problème de ce côté. Intéressants financièrement, pour l’environnement, notre sac à dos (quelques grammes pour trois mouchoirs en tissu), que demander de plus ?

Le contenu de notre trousse de toilette

Crème hydratante maison

Et dans notre pharmacie ?

Dans notre trousse à pharmacie, nous emmenons…

  • Trois huiles essentielles indispensables à nos yeux : l’huile essentielle d’Arbre à Thé, d’Eucalyptus Radié et de Menthe Poivrée. En voici les raisons :
    • Huile essentielle d’Arbre à Thé, plus polyvalente, ça n’existe pas ! Antibactérienne, antivirale, antifongique, antiparasitaire, stimulante, elle permet de soigner de nombreux maux. Nous l’utilisons notamment pour désinfecter, soulager les piqûres d’insectes, les gencives sensibles, les aphtes, les démangeaisons, les boutons, le mal de gorge…
    • Huile essentielle d’Eucalyptus Radié est stimulante, antibactérienne, antivirale, anti-inflammatoire et expectorante. Elle nous permet de soulager les rhumes, les maux de gorge, le nez bouché, les toux grasses ou encore les otites.
    • Huile essentielle de Menthe Poivrée. En plus de posséder un agréable parfum, l’huile essentielle de Menthe Poivrée est entre-autre tonique, stimulante, anti-inflammatoire, antalgique, anti-infectieuse ou encore anti-nauséeuse. Elle permet d’apaiser les coups, les maux de tête, le mal des transports, les nausées, les diarrhées, les règles douloureuses, de décongestionner les bronches et les nez bouchés.

Nos trois huiles essentielles indispensables

  • Nous n’avons pas encore eu l’occasion de tester, mais je pense emmener de l’extrait de pépins de pamplemousse. Il serait un antibactérien puissant capable de booster le système immunitaire. N’ayant pas eu l’occasion de le tester, nous n’en disons pas plus pour le moment.
  • A l’étranger, personne n’est à l’abri d’une tourista, changement de régime alimentaire et climatique oblige. Les huiles essentielles permettront de chasser les bactéries intestinales et nous emmenons aussi un peu d’argile blanche en poudre pour soulager plus rapidement les douleurs et gènes. Ses propriétés, apaisante, cicatrisante, désinfectante, anti-inflammatoire et antibactérienne, font qu’elle est capable d’emprisonner les bactéries et toxines et de créer un pansement gastrique.
  • Malgré l’efficacité de ces remèdes, nous emmenons tout de même avec nous quelques cachets de Paracétamol et d’Ibuprofène, au cas où.
  • Pour nettoyer, nous avons avec nous quelques compresses lavables. Celles-ci peuvent être faites à partir de fibre de coton, de bambou ou de chanvre. Ayant les nôtres depuis quelques années, nous ne savons plus exactement leur composition. Peu importe, elles sont très pratiques !
  • Qui dit randonnée, dit possibilité d’ampoules et donc importance de pansements ! Nous emmenons ainsi une petite bande avec nous. De ce côté-ci, malheureusement, pas de solution zéro déchet…
  • Notre trousse sera aussi équipée d’un répulsif moustique naturel. Nous aurions pu le fabriquer très facilement, mais il nous en restait de notre passage en Nouvelle-Zélande. Nous en avions trouvé un très bien et constitué de trois ingrédients seulement.
  • Pour moi, une coupe menstruelle et deux serviettes hygiéniques lavables sont maintenant indispensables à une bonne trousse de toilette. Pour ceux qui ont encore des doutes, leur utilisation est très simple, pas de soucis même en voyage, et les coupes menstruelles tout comme les serviettes lavables sont bien meilleures pour notre santé et notre environnement (sans parler de l’aspect financier).

Et voilà, c’est emballé !

Je crois que nous avons fait le tour de notre trousse de toilette et à pharmacie, n’hésitez pas à commenter si vous avez des questions ou des suggestions !

Go Top