Bienvenue sur le sixième article de la série « Dessine-moi » !

Ce nouvel article est dédié à l’ Equateur !

La série « Dessine-moi » issue du projet Yakoilabas, c’est le résultat des élèves de Quinson face au Monde.

Vous pouvez retrouver les informations sur nos deux séries en liens avec l’Ecole de Quinson : Dessine-moi et Raconte-moi-Toi en cliquant sur les liens respectifs.

Dessine-moi l’Equateur est le cinquième épisode de la série en Amérique du Sud, vous pouvez retrouver nos articles sur la Nouvelle-Zélande, la Bolivie, l’Argentine, le Chili et le Pérou en cliquant sur les liens.

Nous sommes partis avec une liste de questions concernant le pays, les habitants, l’art et les légendes et c’est à l’aide de nombreux échanges que nous avons répondu à la curiosité des enfants. Suivez nos recherches et découvertes dans un premier temps puis découvrez les travaux des élèves face à ce nouveau pays ! Bonne lecture !

Nos recherches et découvertes

Le pays

« Quelle est la signification du drapeau ? Comment sont construites leurs maisons ? A quoi ressemble le pays ? » La curiosité des enfants n’a pas de limites, ces questions font parties des nombreuses autres que nous nous posons en traversant un nouveau pays.

L’Equateur regroupe une faune et une flore très diverses, le tout concentré sur un tout petit pays et cela à travers 4 types d’écosystèmes différents. Nous avons passé à peine plus d’un mois sur le territoire et sommes restés dans la partie centrale, appelée la Sierra.

Le drapeau équatorien est constitué de trois bandes horizontales surmontées d’un blason. Calqué sur le drapeau de la Grande Colombie (aujourd’hui, Colombie, Panama, Venezuela et Equateur) dont il a fait partie avant de prendre son indépendance, nous retrouvons une double bande jaune en haut puis une bande bleue et enfin une rouge. Le blason en son centre est celui du pays depuis 1900.
Cependant les couleurs n’ont pas la même signification pour l’Equateur et la Colombie . Dans ce cas-là, le jaune représente le soleil, les graines et les richesses minérales, le bleu réfère au ciel, à l’océan et aux rivières et le rouge est retenu pour le sang des patriotes versé dans la lutte pour la liberté et la justice.

L’équateur est le plus petit pays de la cordillère des Andes. Le pays regroupe tout de même 4 écosystèmes différents : les Galápagos, la Côte, la Sierra et l’Amazonie. Cette particularité lui offre la possibilité d’une très grande diversité faunique et florale. Par exemple, on y trouve 4000 espèces d’orchidées parmi les 25000 existantes dans le Monde !

Ce qui nous amène à l’agriculture et à l’élevage au sein du pays. Nous avons rencontrés des paysans éveillés au problème des OGMs et pesticides et créant un réseau national biologique. Les gens réagissent face à des problèmes de santé ou simplement par choix mais, hélas, la clientèle n’est pas prête à investir dans des produits sains face à des produits à bas coût.
Ainsi le pays produit en fonction de ces 4 zones : bananes, café, cacao, maïs, orge, blé, pommes de terre, maracujas, tomates d’arbre, ananas, goyaves, pitayas, papayes,…
De plus, la floriculture connait une forte expansion notamment dans l’exportation.
Ces exportations agricoles et florales profitent donc à l’économie du pays.

En tête des exportations, la banane, suivie du cacao, l’or des Incas, qui est très présent sur les côtes du pays. Il est d’ailleurs possible de trouver du cacao fin d’arôme qui est le fruit ancestrale ici en Equateur. Des tours sont possibles pour en apprendre plus sur le long processus de la récolte et de la transformation de ce produit.
De même pour le café, car même s’il est originaire d’Ethiopie, il est lui aussi très cultivé, essentiellement pour l’exportation où 80% du flux vient de ce petit pays (chiffre 2012).

Les constructions sont similaires aux autres pays traversés : adobe, sable, brique et béton.
Toutefois nous retrouvons beaucoup plus de toitures en tuiles !

Les habitants

« Leur sport favori ? Les célébrités internationales ? Leurs animaux de compagnie ? Les ressemblances et différences avec la France ? » Voilà en partie ce qu’on voulut savoir les enfants de Quinson.

L’Amérique du Sud est le continent du football. L’équateur ne déroge pas à la règle, toutefois le volley aussi est très présent avec les parcs publics équipés de terrains. Nous avons eu le plaisir d’apprendre que les trumpitos sont aussi très célèbres chez les générations plus anciennes. Le trumpito, c’est-à-dire la toupie, crée un réel engouement. José, équatorien dans la cinquantaine, nous a raconté l’époque où il créait eux-mêmes les toupies avant de s’affronter sur différents types d’épreuves. Aujourd’hui, il est plus simple de les acheter !

Vous l’avez compris, les équatoriens aiment parler de sport et il en est de même pour la politique, nous avons donc décidé de trouver une célébrité pour chacune des catégories.
Ainsi, l’ancien président, Rafael Correa possédait une grande popularité en Equateur. On parle même de 75% d’opinions favorables. Il faut dire que les relations tendues avec les Etats-Unis plaisent aux Équatoriens. C’est pourquoi l’expulsion du territoire de l’ambassadrice américaine, a aidé sa côte de popularité à battre tous les records.
Côté sport, trois fois champion de monde, double médaillé olympique dont une fois en or, Jefferson Pérez, l’enfant de Cuenca, est une idole dans tout le pays. Cet athlète spécialiste du 20 km de marche possède le plus beau palmarès sportif de l’Equateur.

Depuis le Pérou, les animaux de compagnies sont les mêmes : chats, chiens et cochons d’inde. Les chevaux, mules, bardots et ânes sont très présents mais surtout comme moyens de transport.

En parlant d’animaux, nous sommes obligés de citer les îles Galápagos où se trouvent des espèces uniques. Les îles sont notamment célèbres car elles ont été à la base de la théorie de l’évolution de Charles Darwin. Pourquoi des espèces similaires n’avaient-elles pas subit la même évolution d’un île à l’autre ? L’évolution aurait-elle choisie les espèces les mieux adapter pour chaque île ?

Et enfin, une dernière, au sujet des habitants, il faut savoir que les incas avaient étalé leur empire jusqu’à Quito, ainsi une grande partie du pays partage les mêmes cultures que le Pérou ou la Bolivie. D’ailleurs c’est le seul pays qui a intégré les indigènes dans sa constitution, protégeant ainsi leurs cultures et leurs terres. Ainsi le pays reconnait 13 nationalités indigènes et chacune à ses légendes et ses croyances.

L’art et les légendes

Ainsi les incas ont fortement influencé les légendes et musiques équatoriennes. Vous pouvez juger par vous mêmes avec ces musiques aux sonorités andines. Ou juste après avec la légendes du Condor amoureux.

  • premier extrait :
  • second extrait :

La légende équatorienne est une légende Kichwa, l’une des nombreuses communautés indigènes. Celles-ci est liée aux Quechuas et connait elle même 14 sous nationalités reconnues par l’état comme une seule. C’est dire son importance au sein du pays.

L’esprit Pachakama créa l’univers. Puis il réalisa qu’il avait besoin d’un messager volant pour envoyer des messages sur Terre. Avec l’aide des forces de l’univers, il créa un œuf qui devint un condor.
Le condor remplit sa mission de messager dès sa naissance, à travers les rêves.
Après plusieurs années, le condor se sentit seul. “Tout le monde a un compagnon, même les lapins. Et moi je suis seul…”. Alors il commença à chercher l’amour.
Errant dans les Andes, il vit une fille sortant les moutons. Ce fut immédiatement un coup de foudre ! Il alla la rencontrer après avoir volé un poncho et des vêtements pour paraître plus beau à ses yeux.
Elle le prit pour un homme avec son poncho qu’il avait volé et tomba aussitôt amoureuse de lui. Peu après, elle réalisa qu’il était un condor et ils s’envolèrent ensemble. Au début elle avait peur, puis le vol la captiva. Ils volaient au-dessus d’endroits tels que : le lac Quilotoa, les sommets d’Illizinas, la montagne du Chimborazo et les volcans sacrés de Cotopaxi et Tungurahua.
Finalement, ils arrivèrent sur le Kunturmatzi, l’un des carrières des hautes Andes, où vivait le condor. Il déposa la jeune fille et pour chaque baiser qu’il lui donnait, des plumes poussèrent sur la fille.
Quand les villageois la retrouvèrent, elle était complètement transformée en femelle condor, et ses parents durent accepter sa transformation.
L’esprit Pachakama fut heureux parce que la connexion avec le peuple de la Terre fut renforcée.
Aujourd’hui, lorsqu’une fille sort les brebis, ses parents la préviennent : “Attention au Condor !”

Au niveau des recettes aussi nous retrouvons des saveurs andines : du cuy, des humitas, beaucoup de cuisine à partir du riz et des pommes de terre,…

Nous avons choisi les humitas pour la recette de cette article. Nous en mangeons depuis la Bolivie, il fallait bien leur faire honneur !

L’équateur est aussi connu mondialement pour ses sombreros en pailles de Toquillo, aussi appelés Panama. Ces chapeaux nécessite entre 2 jours et 1 an de tissage en fonction de la finesse de la paille, pouvant atteindre le prix de plusieurs milliers de dollars !

Mais pourquoi des chapeaux équatoriens sont appelés « Panama » ? Lors de la construction du canal de Panama entre 1882 et 1914, les ingénieurs ont acheté des chapeaux pour tout le personnel du site, créant ainsi un symbole au sein de l’ouvrage. Lors de l’inauguration, un de ces chapeaux a été offert à George Washington, président américain en fonction à cette époque, en tant que symbole de l’ouvrage. Quant à son retour à Washington on lui a demandé quel était le nom de ce chapeau, il a répondu : « un Panama ».

C’est avec toutes ces informations que les élèves de Quinson ont pu commencer à travailler sur leur vision du pays.

Le travail des élèves

Le drapeau national, les célébrités, les constructions et les toupies, l’Equateur a donné de la matière pour les goûts de chacun ! Découvrez les dessins et réalisations des élèves !

Dessine-moi l’Equateur se termine ici ! Nous espérons que vous avez aimé lire l’article.

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Bonne lecture sur Yakoilabas !