Bienvenue sur le quatrième article de la série « Dessine-moi » !

Ce nouvel article est dédié au Chili !

Carte Chili

La série « Dessine-moi » issue du projet Yakoilabas, c’est le résultat des élèves de Quinson face au Monde.

Vous pouvez retrouver les informations sur nos deux séries en liens avec l’Ecole de Quinson : Dessine-moi et Raconte-moi-Toi en cliquant sur les liens respectifs.

Dessine-moi le Chili est le troisième épisode de la série en Amérique du Sud, vous pouvez retrouver nos articles sur la Nouvelle-Zélande, la Bolivie et l’Argentine en cliquant sur les liens.

Nous sommes partis avec une liste de questions concernant le pays, les habitants, l’art et les légendes et c’est à l’aide de nombreux échanges que nous avons répondu à la curiosité des enfants. Suivez nos recherches et découvertes dans un premier temps puis découvrez les travaux des élèves face à ce nouveau pays ! Bonne lecture !

Nos recherches et découvertes

Le pays

« Quelle est la signification du drapeau ? Comment sont construites leurs maisons ? A quoi ressemble le pays ? » La curiosité des enfants n’a pas de limites, ces questions font parties des nombreuses autres que nous nous posons en traversant un nouveau pays. Le Chili et ses habitants nous ont laissé une excellente impression. C’est encore meilleur pour partir en quête de réponses !

Du bleu, du blanc et du rouge le drapeau chilien pourrait être similaire à celui des français, mais attention l’agencement n’est pas du tout le même !

Une bande rouge sur la moitié basse pour représenter le sang perdu pour l’indépendance du pays, une bande blanche en haut pour représenter les sommets enneigés des Andes et un carré bleu dans le coin supérieur gauche pour la pureté du ciel Chilien. Ajoutez à cela « l’étoile solitaire » blanche sur le carré bleu et représentant l’intégrité du pays, vous obtenez le drapeau chilien.

Après 17 ans de dictature sous Pinochet, le Chili s’est engagé dans la voie démocratique où la corruption reste maîtrisée, contrairement à son voisin argentin.

Le Chili est le pays le plus avancé économiquement en Amérique du Sud, on retrouve les grandes enseignes commerciales, un style vestimentaire plus occidental et une croyance des jeunes dans leur gouvernement et dans la politique.

Les modes de construction varient énormément en fonction des lieux : brique et béton dans les villes ; torchis, argile et paille, bois ou simple toile ondulées en campagne. Étonnamment, nous avons eu l’impression que les constructions chiliennes étaient plus vétustes qu’en Argentine, dans les campagnes en tout cas.

Le pays est connu pour ses paysages divers, extrêmes et variés. Effectivement, nous en avons pris pleins les yeux ! Du désert le plus aride au nord du pays à la Patagonie au sud, il y en a pour tous les gouts.

Premier producteur de fruits frais dans l’hémisphère sud, deuxième producteur mondial de saumon, 8ème producteur de vin au monde, le Chili tient sa place au niveau agroalimentaire et semble avoir utilisé sa géographie de manière astucieuse. Les côtes pour la pêche, le centre et ses vallées fertiles pour les fruits et les légumes, les régions plus chaudes pour le vin et les régions pluvieuses du sud pour l’élevage d’animaux ou l’exploitation du bois.

Nous avons passé 30 jours dans des exploitations biologique voir biodynamique (Retrouvez l’article par ici). Ces terrains protégés sont rares ; les terres agricoles et l’océan bordant le pays sont malmenés, les fertilisants ont le vent en poupe et l’industrie du saumon reste très polluantes (Plus d’explication dans notre bilan du Chili).

Les habitants

« Leur sport favori ? Les célébrités internationales ? Leurs animaux de compagnie ? Les ressemblances et différences avec la France ? » Voilà en partie ce qu’on voulut savoir les enfants de Quinson.

Le football pourrait être le sport national mais le pays n’a jamais vraiment accroché avec ce sport, ni même décroché de titre mondiaux. Le rodéo reste très pratiqué surtout en campagne et serait le sport national depuis 1960. Avant cela, aux alentours du Xème s, les mapuches pratiquaient une variante de hockey.

Pablo Neruda, le poète aurait pu être notre personnage célèbre, cependant nous avons retenu Alexander Selkirk. Ce jeune écossais de 19 ans a donné naissance au personnage de Robinson Crusoé après avoir vécu seul pendant 4 ans et 12 jours sur une île à 600 km des côtes chiliennes. (Rendez-vous plus bas pour découvrir son histoire).

Les animaux de compagnies n’ont rien d’exotiques, chats et chiens pour la plus part des cas.

Les chiliens pratiquent aussi le goûter mais ne l’appellent pas « Almacenar » comme leurs voisins argentins. Ici le goûter se nomme « Once », comprendre onze. Mais pourquoi appeler onze un goûter qui a lieu durant l’après-midi ?

L’origine viendrait des ouvriers chiliens, qui lors de leur pause déjeuner buvaient de l’« aguardiente », un alcool pourtant interdit sur le lieu de travail. Once est un nom de code pour les onze lettres de l’aguardiente. Ce nom de code a donc été assimilé à leur de la pause et donc à l’heure du goûter !

Le barbecue est toujours très présent au Chili et dans toute ferme qui se respecte, vous trouverez un « Quincho ». C’est une cabane, plus ou moins rustique, construite sur la propriété pour que monsieur puisse inviter du monde et faire des barbecues sans risque de salir la maison principale. Au passage, ce tempérament assez machiste s’est bien fait ressentir au niveau des échanges même si les nouvelles générations nous ont semblé moins sexistes.

Durant notre volontariat dans le Vignoble de Trumao nous avons pu assister à une des nombreuses fêtes de village organisés dans la vallée. Stands de nourriture et courses de chevaux sont présents tout au long de la journée. Ces fêtes de villages sont bien ancrées et permettent à tous les paysans des alentours de se retrouver.

Enfin, une dernière coutume bien ancrée semble être celle des surnoms, nous l’avons découvert lors de notre séjour chez Coty en Couch Surfing. Alors que nous passons la soirée avec Constanza et ses amis, nous avons découvert puis appris les surnoms ou diminutifs de chacun et chacune. Coty pour Constanza, Cello pour Marcello, Wimpy pour César,…

Dans la même veine que l’Argentine, le Chili est bien européanisé sur son mode de vie et ses chaines internationales. Pepsi Cola et Coca Cola ont leurs usines sur Santiago et sont présents partout, en même temps ils sponsorisent n’importe quelle boutique qui en fait la demande. Leurs logos se retrouvent dans tout le pays !  Pour l’anecdote, nous avons passé une soirée de randonnée avec un jeune producteur de noisettes, à tomber d’ailleurs. Sa production est annuellement revendue à Nutella.

Continuons maintenant avec l’art et la culture Chilienne.

L’art et les légendes

Des similarités avec l’Europe, les USA et la « culture internationale » sont présentes au Chili, tout comme en Argentine. Toutefois nous avons pu montrer aux enfants de Quinson que le pays garde une identité forte en ce qui concerne sa gastronomie, sa musique et ses légendes.

La musique anglophone n’est présente que dans les places touristiques qui veulent attirer une clientèle internationale, pour ce qui est des restaurants locaux, des bus, de la radio, des festivals ou du reste du pays, les musiques sont bien chiliennes. Voici différents extraits récupérés :

  • dans les rues de Santiago :

 

  • dans un Quincho dans la région des lacs :

 

  • dans les rues de Valparaiso :

 

  • dans un musée de Castro :

 

La légende de Robinson Crusoé : En 1695, Alexander Selkirk a 19 ans lorsqu’il quitte l’Écosse pour prendre la mer. C’est sur un navire corsaire, le Cinque Ports, qu’il navigue.

C’est au moment où le capitaine Thomas Stradling décide de s’arrêter sur une île pour renflouer les réserves d’eau et de nourriture qu’Alexander Selkirk tente de faire entendre au capitaine l’importance de réparer la coque du navire. Cette dernière est rongée par les vers et a subit de grave dommages suite à des confrontations avec les corsaires espagnol. Le capitaine faisant la sourde oreille, Alexander Selkirk refuse de remonter à bord (non sans avoir tenté de fomenter une mutinerie). Malheureusement pour lui, il est seul face au capitaine et sera ainsi débarqué sur une île, Màs a Tierra, située à 600km des côtes chiliennes. Il tentera bien de revenir sur sa décision, mais le capitaine est trop heureux de pouvoir se débarrasser d’un mutin.

Au départ, Alexander Selkirk pense qu’un navire passera assez rapidement pour lui permettre de quitter Màs a Tierra. Cependant, ces derniers ne sont pas monnaie courante dans ce coin du Pacifique.

Par chance, il trouve sur l’île de quoi le nourrir, il y a beaucoup d’eau potable tandis que des chèvres sauvages (introduites lors de précédentes expéditions), des phoques, des crustacés, des navets sauvages et des choux lui apportent de quoi se nourrir convenablement.

Hélas, de nombreux problèmes sont aussi présents. Les rats sont une plaie, des navires espagnols l’ont vu et pourchassés dans toute l’île et il est tombé dans un ravin en chassant une chèvre.

C’est après 4 ans et 12 jours que deux navires anglais approchent du rivage où les attend l’homme qui inspirera Robinson Crusoé. Et il leur sera d’une grande aide puisque plusieurs membres de l’équipage souffrent du scorbut. Selkirk leur fournit la nourriture nécessaire à leur rétablissement, notamment des fruits (le scorbut étant lié à une carence en vitamine C).

Il entra tellement dans les grâces du capitaine que celui-ci le nomma premier lieutenant lorsqu’ils quittèrent l’île. Un peu plus tard, il fut même promu capitaine de l’un des deux navires pour le reste du voyage.

Il rentra sur Londres en 1711, où Selkirk fait écrire son histoire et acquiert rapidement une petite notoriété.

Il finira par repartir en mer et y mourut en 1721, près des côtes africaines, vraisemblablement de noyade ou de fièvre.

 

Anecdote : Peu de temps après avoir abandonné Alexander Selkirk, le Cinque Ports a coulé au large de la côte du Pérou. La plupart des membres de l’équipage périrent lors du naufrage. Seuls huit membres y ont survécu, dont le capitaine. Ils ont réussi à nager jusqu’à une île proche de l’endroit où le navire a coulé, mais ont ensuite été capturés par les espagnols qui les ont emprisonnés et torturés. Seul le capitaine réussit à s’en sortir et à regagner la Grande-Bretagne.

Au chili nous avons retrouvé de nombreuses recettes identiques à celles des pays voisins tel que les humitas boliviens, le pisco péruvien ou encore la dulce de leche ou les alfajores argentins. Cependant, on trouve quelques plats typiques du pays. Le curanto fait partie de ceux-là.

Le Curanto est un plat typique de l’île de Chiloé. Traditionnellement, on le cuisine au feu de bois dans un trou au sol recouvert de pierres plates. On chauffe ces dernières puis on les recouvre de fruits de mer, viandes, légumes et épices. On recouvre le tout avec des feuilles géantes locales pour cuire à l’étouffer. Accompagné de pains et pommes de terre, c’est un régal. Aujourd’hui, le curanto est plus souvent réalisé dans une cocotte. En langue mapuche, le curanto signifie « pierres chauffées par le soleil ».

Recette Curanto

C’est avec toutes ces informations et celles de nos volontariats (retrouver celui du vignoble de Trumao avec Quentin ici) que les élèves de Quinson ont pu commencer à travailler sur leur vision du pays.

Le travail des élèves

Le drapeau chilien, la mer, l’île de Robinson Crusoé et de nombreux origamis d’animaux chiliens, voilà ce qui ressort majoritairement dans leurs dessins et réalisations.

 

Dessine-moi le Chili se termine ici ! Nous espérons que vous avez aimé lire l’article.

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Bonne lecture sur Yakoilabas !