Nous avons passé 56 jours au Chili, il est maintenant temps pour nous de faire le bilan.

Tout d’abord, voici notre itinéraire

  • 1 jour à Frutillar
  • 1 jour entre Frutillar et Ensenada
  • 1 jour entre Ensenada et Puerto Octay en passant par Petrohué
  • 1 jour à Puerto Octay
  • 1 jour à Entre Lagos
  • 1 jour à Ancud
  • 2 jours à Castro et environs
  • 1 jour entre Castro et Puerto Varas
  • 1 jour à Puerto Varas
  • 22 jours en volontariat dans un vignoble sur les coteaux de Trumao
  • 1 jour à Pucòn
  • 4 jours à randonner dans le parc national Huerquehue
  • 2 jours à randonner autour de Caburgua
  • 8 jours en volontariat du côté de Poblacion
  • 1 jour à Pichilemu
  • 3 jours à Santiago de Chile
  • 1 joursà Valparaiso
  • 1 jour à Santiago de Chile
  • 1 jour entre Santiago et San Pedro de Atacama
  • 2 jours à San Pedro de Atacama

Quelques chiffres

Nous avons dormi :

  • 1 nuit sur le terrain d’un de nos conducteurs autostop
  • 2 nuits en AirBnB
  • 2 nuits en couchsurfing
  • 2 nuits en hôtel/auberge
  • 3 nuit en bus
  • 4 nuits en randonnée
  • 12 nuits en camping
  • 30 nuits en volontariat

Impressions générales

Troisième pays découvert, le Chili est une contrée tout en longueur, riche en contraste extrême, des terres les plus arides au nord avec le désert d’Atacama aux plaines humides et battues par les vents de la Patagonie, aux portes d’Ushuaia. Nous y avons passé presque deux mois et pourtant nous avons dû faire des choix, impossible de tout voir dans ce pays long de plus de 4 300 km.
Nous avons traversé la frontière Argentine-Chili entre Villa la Angostura et Osorno et nous avons décidé de passer beaucoup de temps en tant que volontaires dans des vignobles (30 jours sur 56).

Nous avons beaucoup apprécié le Chili et l’accueil de ses habitants. Nous avons eu de belles rencontres et de beaux échanges, en stop ou lors de nos randonnées. D’ailleurs le stop est une pratique bien plus facile qu’en Argentine ; il nous est arrivé plusieurs fois de nous faire prendre alors que nous ne levions même pas le pouce ! Nous nous sommes ainsi retrouvés avec une famille pendant une journée entière à découvrir le lac de Llanquihue, nous avons planté notre tente sur le flanc d’un volcan, nous avons partagé un jus de fruits avec un monsieur et ses parents en vacances dans une résidence de luxe avec une vue imprenable sur un lac ou encore nous sommes montés dans notre premier camion ! Il n’y a pas à dire, le stop offre de belles surprises !

Le Chili est le pays le plus avancé économiquement en Amérique du Sud, on retrouve les grandes enseignes commerciales, un style vestimentaire plus occidental et une croyance des jeunes dans leur gouvernement et dans la politique. Après 17 ans de dictature sous Pinochet, le Chili s’est engagé dans la voie démocratique où la corruption reste maîtrisée, contrairement à son voisin argentin.

Nous avons eu l’occasion de discuter avec des jeunes santiganos et nous pouvons l’assurer, ils adorent leur pays ! Que ça soit pour le visiter durant leurs vacances (nous en avons rencontré beaucoup lors de nos randos où de nos nuits en camping – nous étions souvent les seuls non-latinos), ou pour le faire découvrir à des étrangers. Nous avons eu la chance d’être super bien accueillis par Coty et Marcelo en couchsurfing qui n’ont pas hésité à nous emmener dans leurs endroits fétiches de la capitale ! Une superbe expérience pour nous (et pour retrouver l’interview de Coty, c’est par là).

Concernant nos découvertes en lien avec l’agriculture ou l’élevage

Le Chili aura été le pays où nous serons restés le plus longtemps en volontariat ! Deux expériences et 30 jours sur 56 jours dans le pays ! Retrouvez l’article par ici (notre second volontariat n’aura duré qu’une semaine et ne nous aura pas appris beaucoup plus, nous avons donc choisi de ne pas rédiger d’article) !

Le Chili est le 8ème producteur mondial de vin avec 1,01 milliards de litres (2016). Ses vins sont surtout exportés (910 millions de litres). En effet, les chiliens ne sont pas de grands consommateurs en comparaison avec les français par exemple 😉 12 l/an/habitant en 2016 contre 40 l pour les français !
Bien évidemment, nous avons choisi de faire nos volontariats dans des vignobles en biodynamique ou au moins biologique. Cependant, ils ne sont malheureusement pas majoritaires, la chimie étant utilisée avec peu de modération malgré la quasi-absence de maladie de la vigne sur le territoire.

Concernant l’agriculture en générale, le Chili possède de grandes vallées fertiles dans le centre ; on retrouve les cultures classiques de blé, pomme de terre, betterave à sucre, maïs, riz, tomate et avoine. Les fruits ne sont pas en reste avec les raisins, melons, pommes, pêches, abricots, prunes, cerises et baies de toutes sortes, ce qui place le Chili en premier producteur de fruits frais dans l’hémisphère sud, rien que ça !

Le sud du pays est davantage dédié à l’élevage animal, bovin, porcin et ovin ou à l’exploitation du bois.

Avec 6400 km de côtes, l’océan a une place omniprésente au Chili. Il est donc normal qu’on y trouve une des plus importantes industries de la pêche en Amérique du Sud. Le Chili est notamment le deuxième producteur mondial de saumon, industrie malheureusement très polluante qui détruits les océans.

La production biologique est une pratique assez récente dans le pays, commencée il y a environ vingt ans. Les recherches que nous avons faites nous ont permis de trouver des données des années 1999-2000, peu représentatives de ce que doit être l’agriculture aujourd’hui ; nous ne citerons donc pas de chiffres précis.

Concernant la consommation de pesticides, le Chili est un énorme consommateur de pesticides avec en 2014, 343 kg de pesticides utilisés par hectare de terre arable (sur la même année, la consommation mondiale était de 138 kg de pesticides par hectare de terre arable et 152 kg pour la France (Source : The World Bank).

Objectif zéro-déchet

Comme pour l’Argentine, il nous fut encore une fois difficile de trouver des marchés ou magasins en vrac. Cependant nous avons pu découvrir un autre point positif à une démarche zéro-déchet ; lorsque nous randonnons, nous avons peu de poubelles à trimbaler ! Nous avons vu plusieurs couples qui au bout de deux jours de marche avaient déjà une poche pleine remplie là où il nous faut plusieurs mois pour en remplir une !
Une autre précision à la liste ci-après, nous ne tenons pas compte des déchets produits lors des volontariats. En effet, nous ne sommes pas responsables des choix de consommation de nos hôtes, qui sont malheureusement souvent éloignés de nos considérations de limitations de déchets…
Le Chili est réputé pays cher en Amérique latine, c’est vrai et nous avons encore une fois privilégié le camping et la cuisine maison pour protéger notre budget.
Nous n’avons pas gardé le détail exact mais globalement sur 56 jours nous avons produit comme déchet non recyclable ou non biodégradable :

  • 1 paquet de chips
  • 20 emballages de sachets de thé (nous faisons attention à ce que la boîte ne soit pas recouverte de plastiques mais nous n’avions pas pensé aux emballages de sachets…)
  • 4 pailles (les jus de fruits nous ont été offerts par un de nos conducteurs qui nous avait invités à partager un moment avec ses parents en vacances dans une résidence au bord du lac Llanquihue)
  • 5 sachet de pâtes
  • 4 sachets d’avoine
  • 1 sachet de blé
  • 1 sachet de cacahuètes offert par des randonneurs
  • 1 emballage de six canettes de bière et les canettes de bière (celles-ci n’étant pas recyclées)
  • 2-3 étiquettes de bagage en soute (beaucoup beaucoup moins qu’en Argentine, ouf !)
  • Un emballage de brosses inter dentaire
  • 2 emballages de brosse à dents. Après quasi 5 mois d’utilisation de nos brosses à dents en bambou, il était temps de les remplacer ! Nous étions ravis d’avoir trouvé des brosses à dents en bambou dans un magasin bio de Santiago, malheureusement, celles-ci étaient emballées dans du plastique et du carton, certes fait à partir de matériaux recyclables, mais on se pose la question de la pertinence lorsqu’on achète des brosses compostables… Bref, nous espérons qu’elles nous dureront aussi longtemps que les précédentes !
  • 2 plastiques protégeant l’ouverture de bocaux de pesto
  • 2 emballages d’alfajores (sachant que nous avons tendu notre sac en tissu en vendeur, celui-ci a dû avoir peur de la salir et nous a donné des gâteaux emballés…)
  • 3 petites cuillères en plastique
  • 1 petite assiette en plastique
  • 1 emballage en polystyrene de frites offert par nos hôtes couchsurfing
  • 1 sachet d’olives, 2 sachets de fromage, 1 poche en plastique et 1 sachet de levure (nous étions en couchsurfing et voulant cuisiner pour nos hôtes, on nous a emmené dans un supermarché pour faire les courses ; nous n’en avons plus l’habitude… Mais sachez, que le pain et la pizza furent une réussite 😉 !)
  • Fil dentaire
  • Pansements
  • Préservatifs

Un petit point financier pour terminer

Avec l’Argentine, le Chili est un des pays les plus chers d’Amérique du Sud. Le budget moyen par jour par personne vu à plusieurs reprises était de 32€. Les hôtels ou les restaurants ont un coût assez similaire à l’Argentine. Cependant, les transports sont bien moins chers et le stop se pratique plutôt facilement (en tout cas dans le sud du pays). Encore une fois, nous avons campé, cuisiné, fait du stop, mais aussi randonné, logé en couchsurfing et en AirBnB à Santiago. D’ailleurs le AirBnB s’est avéré moins cher que certaines nuits en camping !

Ainsi nous avons dépensé 12€5 par jour et par personne :

Il faut noter cependant qu’ayant passé la majorité de notre séjour en volontariat, notre budget journalier n’est pas très représentatif de voyageurs. En effet, les activités ont un coût assez élevés au Chili (entrée dans les parcs nationaux entre 5 et 15€, maison de Pablo Neruda à Santiago 10€, entrée dans les vallées à San Pedro de Atacama entre 5 et 10€…).

 

Nous espérons que vous avez aimé lire notre bilan du Chili. Vous pouvez retrouver nos autres séries sur les liens suivant. Le portfolio c’est ici, l’interview c’est et la production des élèves de Quinson c’est pour bientôt !

Bonne lecture sur Yakoilabas !