Nous avons passé 30 jours en Bolivie, il est maintenant temps pour nous de faire le bilan.

Tout d’abord, voici notre itinéraire

  • 4 jours à Santa Cruz de la Sierra avec une excursion à El Fuerte à Saimapata
  • 3 jours à La Paz
  • 5 jours à Copacabana
  • 6 jours autour de Cochabamba en volontariat
  • 3 jours dans le Parc National de Toro toro
  • 1 jour à Cochabamba
  • 3 jours à Sucre
  • 1 jour à Potosi
  • 1 jour à Uyuni
  • 3 jours dans le Salar d’Uyuni et dans le Sud Lipez

Quelques chiffres

Nous avons dormi :

  • 2 nuits dans le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez
  • 3 nuits en couchsurfing
  • 4 nuits en bus
  • 5 nuits en volontariat
  • 16 nuits en hôtel/auberge

Impressions générales

La Bolivie fut notre premier arrêt en Amérique du Sud. Nous avons été charmés par les habitants et les paysages atypiques et grandioses.
Les boliviens sont globalement très souriants, polis et curieux d’engager la conversation avec des inconnus. Après, il y a toujours quelque cas à part. Dans certains restaurants ou hôtels nous avons eu l’impression de déranger en posant des questions où tout simplement en passant notre commande…
Les paysages boliviens, arides, désertiques, colorés ne nous sont pas familiers et nous ont régalés. Nous ne vous cachons pas cependant que nous avons hâte de retrouver un peu de verdure 🙂

La Bolivie est un des pays les moins cher d’Amérique du sud, la pauvreté se voit régulièrement. A Santa Cruz nous avons été surpris de traverser des rues parfaitement entretenues : pelouse verte, arbres et maisons propres ; et de voir une rue après, des maisons à moitié abandonnées et les trottoirs couverts de déchets. Les disparités sont frappantes.
Le pays est en développement et ça se ressent.

Concernant nos découvertes en lien avec l’agriculture ou l’élevage

Notre expérience en volontariat ne nous aura pas appris grand chose. Le travail et l’ambiance (absence d’échanges avec l’hôte) ne nous correspondant pas, nous n’y sommes restés que 6 jours. Nous nous rattraperons en Argentine 😉
De nos observations et échanges avec les boliviens, la production agricole est très importante en Bolivie. Le quinoa, la pomme de terre, la papaye et la banane sont les principales cultures de la Bolivie. Cependant, l’agriculture observée dans les champs est surtout de type classique : la terre est retournée, les plans sont alignés et les parcelles en monoculture. Dans les campagnes, il n’est pas rare de croiser encore deux vaches en train de tirer une charrue. Concernant la consommation de pesticides, la Bolivie n’est pas un gros consommateur, avec en 2014, 9 kg de pesticides utilisés pas hectare de terre arable (sur la même année, la consommation mondiale était de 138 kg de pesticides par hectare de terre arable et 152 kg pour la France (Source : The World Bank).
Pour continuer sur l’élevage, les habitants raffolent du poulet, on en trouve partout ! Nous pensons que l’élevage concerne donc surtout le poulet et le porc. Les vaches sont surtout élevées pour leur lait et faire du fromage ; les chèvres, moutons et lamas pour leur laine.

Objectif zéro-déchet

Concernant nos objectifs de limiter notre production de déchets. La Bolivie fut l’occasion de tester nos kits zéro déchets et de nous familiariser avec la démarche en voyage. Nous avons fait quelques erreurs, mais c’est comme ça qu’on apprend !
Globalement il est assez facile de limiter ses déchets en Bolivie. De plus, voir les paysages déjà jonchés de détritus motive à ne pas en rajouter !
Au marché, tout peut se trouver en vrac, les fruits, légumes, fruits secs, pâtes, riz et même les croquettes pour chiens ! Il faut souvent insister pour dire que l’on ne souhaite pas de sachet mais ça marche. Nous avons aussi utilisé régulièrement notre Tupperware pour emporter les plats non terminés au restaurant. Le filtre à eau nous a quant à lui épargné l’achat d’environ 60 bouteilles d’eau.

Nous n’avons pas garder le détail exacte mais globalement sur 30 jours nous avons produit comme déchet non recyclable ou non biodégradable :

  • Nos étiquettes de bagage en soute
  • Un emballage d’un plat à emporter
  • Les emballages d’un repas (nous étions avec un ami voyageur qui souhaitait manger un burger. Malheureusement, le resto servait les plats dans des boîtes de type polystyrène et nous a obligés à prendre une bouteille de soda parce que c’est “compris dans le menu” !)
  • Un sachet de bâtonnet glacé (nous avons eu une envie de chocolat !)
  • Deux sachets de barres chocolatées qu’on nous a donné lors d’un repas dans le Salar
  • Quelques sachets et une plaquette de médicament (oui, la cuisine bolivienne n’aura pas épargné nos estomacs)
  • 6 pailles, car même lorsque nous insistons sur “pas de paille, s’il vous plait”, on nous en apporte et que parfois aussi nous n’y pensons pas et recevons deux pailles par verre (c’est bien connu, l’homme à deux bouches). C’est ennuyeux de devoir toujours préciser ; il devrait être normal de recevoir un verre sans paille et d’en demander si vraiment on ne peut pas faire sans.
  • Un sac congélation que nous utilisions pour transporter notre savon nous a lâché (normalement, nous ne devrions plus avoir de problème, car nous avons récupéré une boîte à savon dans une auberge)
  • Quelques pansements. Je me suis fais enlever un grain de beauté et je dois encore protéger la cicatrice plusieurs semaines…
  • Du fil dentaire
  • Des préservatifs
  • Des tickets plastifiés d’entrée de musée ou de parc (malheureusement pour ce type de déchet nous n’avons pas de solution… Nous rendons systématiquement les plans qu’on nous fourni à l’entrée des musées mais un ticket ne se “rend” pas)

Au marché, on nous a donné deux fois des sacs en plastique. Pour l’instant nous les réutilisons, nous ne les considérons pas encore en tant que déchets.

Un petit point financier pour terminer

Nous avions vu sur les différents blogs de voyage que la Bolivie était un des pays les moins chers d’Amérique du Sud. Le budget moyen par jour par personne vu à plusieurs reprises était de 22€. Nous avons finalement dépensé moins que ça, malgré le prix élevé de certaines excursions (être étranger se paye parfois cher à l’entrée des parcs !)

Ainsi nous avons dépensé 15€5 par jour et par personne :

Nous avons limité notre budget en choisissant des hôtels où nous pouvions cuisiner, en voyageant de nuits et en marchant pour nous déplacer. Les activités, visites de musées et excursions ont représenté la plus grosse part de dépenses, notamment avec les trois jours dans le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez.

Nous espérons que vous avez aimé lire notre bilan de la Bolivie. Vous pouvez retrouver nos autres séries sur les liens suivant. Le portfolio c’est ici, l’interview de Laura c’est et la production des élèves de Quinson c’est pour bientôt !

Bonne lecture sur Yakoilabas !